Single Malt Allemand SLYRS – Collaboration Spéciale de Maude Cantin.

QUI EST MAUDE CANTIN ?
aprofil maudeVoyageuse à temps partiel, mais amoureuse de l’Écosse à temps plein, Maude est partie à l’aventure en juillet 2017 pour s’établir à Édimbourg. Elle se décrit comme une amatrice de whisky qui, par curiosité autant que par plaisir, parcours l’Écosse à la recherche de nouvelles montagnes à gravir, de nouveaux châteaux à explorer et surtout, de nouvelles distilleries à visiter!

 

 

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Je vais commencer par répondre à la question qui vous brûle probablement les lèvres: Oui, c’est surprenant que mon premier récit d’aventure parle d’un whisky bavarois. Bien que l’Écosse soit le paradis du whisky, c’est aussi une porte vers des voyages peu coûteux en Europe. J’avais envie de visiter les marchés de Noël en Allemagne, alors je me suis réservé une petite semaine pour visiter quelques villes. Je suis donc partie vers Frankfort d’où j’ai pris le train pour la ville d’Heidelberg qui, malgré sa petite taille est digne de mention. Toutes les rues de cette ville mériteraient de figurer sur une carte postale. À peine 24 heures après mon arrivée, je me suis dirigée vers Stuttgart. C’est au marché de Noël de Stuttgart que j’ai pu goûter à mon premier whisky artisanal allemand. Il me fallut cependant attendre ma dernière journée de voyage à Munich pour découvrir, à ma grande surprise, que l’Allemagne produisait du whisky single malt à grande échelle.

Contrairement à l’Écosse, où l’industrie du whisky a un statut d’institution historique et culturelle, l’Allemagne a commencé à s’intéresser à la production de whisky que très récemment. Le pays ne compte qu’une vingtaine de gros joueurs, mais dénombre plus d’une centaine de distilleries produisant exclusivement du whisky. Le premier single malt de production allemande ne fût mis en vente qu’en 2002 par la distillerie Slyrs. Cette distillerie fût fondée en 1998 à Schliersee en Bavière, état montagneux du sud-est de l’Allemagne. La gamme de produits s’est développée rapidement et Slyrs est maintenant la distillerie qui produit le plus de whisky au pays. Le site Web n’est pas traduit, mais si vous avez le tour avec Google Translate, il vaut la peine d’être vu : https://slyrs.com/de/.

Whisky Slyrs – Oloroso:   C’est donc lors de mes quelques jours à Munich (voir les photos) que j’ai eu la chance de découvrir le whisky vieilli en fût d’Oloroso de la distillerie Slyrs. Déjà fan du Glenlivet Nàdurra vieilli en fût d’Oloroso, il n’est pas étonnant que le Slyrs vieilli dans le même fût de Sherry ait retenu mon attention. Le Slyrs n’est pas un cask strenght et a donc un pourcentage d’alcool inférieur au Glenlivet Nàdurra (46% vs 60,7%). Vieilli 3 ans en baril de chêne américain, suivi de 9 mois en baril d’Oloroso, le whisky prend la couleur ambrée ainsi que les arômes de fruits séchés et de noix. J’ai personnellement préféré le déguster quelques minutes après l’avoir versé, le temps de le laisser aérer. De cette manière, les arômes de cerise et d’amande ressortent. C’est un whisky fruité et riche, parfait pour les soirées d’hiver.

Il vous faudra voyager en Europe pour vous en procurer, puisque la SAQ ne le tient pas en inventaire et ne tient aucun autre whisky allemand d’ailleurs. L’industrie du whisky et du tourisme relié à la visite de distillerie est en expansion en Europe et si l’Écosse ne vous attire pas, plusieurs solutions s’offrent à vous. Si vous êtes du type urbain, vous pouvez alterner entre les visites de distilleries et de brasseries en Allemagne. Pour les aventuriers, la Appenzell Whisky Trek dans le nord-est de la Suisse semble être à couper le souffle, littéralement. L’objectif est de partir en trekking et se restaurer dans les auberges de montagne qui possèdent chacune leur collection unique de whisky et spiritueux. Si vous êtes plutôt du type pantouflard, vous pourrez toujours vous replier sur le Glenlivet Nàdurra – Oloroso ou si vous voulez changer de catégorie de spiritueux, il se fait également du rhum vieilli en fût d’Oloroso, tel que le Magec Oloroso Anejo XO d’Espagne. Puisque que je suis pantouflarde la plupart du temps, je dégusterai mon Slyrs emmitouflée dans une couverture, en tentant de me réchauffer près du feu. Je suis Canadienne et techniquement immunisée au froid, mais je peux vous dire, maintenant par expérience, qu’il n’y a rien de comparable à l’hiver écossais !

Notes : Photos de Munich par Maude Cantin – photos de la bouteille de Slyrs par David Sutherland.

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