Comment boire du whisky

Par où commencer : l’histoire, les fûts, les producteurs, les types de whisky, les verres, le procédé de fabrication? Non! Laissons tout ça de côté pour l’instant et sautons dans le vif du sujet. Vous avez acheté 2 bouteilles cette fin de semaine et c’est le temps de les ouvrir. Mais on fait quoi avec ça? On boit ça comment?

On peut apprécier le whisky de 2 façons : le boire ou le déguster.

Mais avant d’aller plus loin dans les explications, en parlant de dégustation, Whisky Expert organise un événement unique en son genre : 5 scotch du Festival de Islay 2017 à découvrir. Chaque année, les 8 distilleries de l’île font des embouteillages particuliers pour les gens qui participent au festival. L’équipe de Whisky Expert a mis la main sur 5 de ces bouteilles. J’y serai le 28 novembre à Québec. Il reste seulement quelques places (10) pour cet événement. https://lepointdevente.com/billets/feisile2017

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Comment le boire. Après une journée de travail ou après une journée de ski, vous êtes seul ou avec des amis, vous vous versez un verre soit en préparant le repas, après le repas, en écoutant un film ou autour d’un feu. Tout ça a plus ou moins d’importance. L’idée ici est de profiter des gens et du moment.

Donc, techniquement, que vous preniez un verre à vin, un tumbler ou un Glencairn, ça n’a pas d’importance à partir du moment où le plaisir, VOTRE plaisir, est au rendez-vous. Même chose pour l’ajout d’eau et de glace : allez-y comme ça vous chante. On se fait un cocktail avec du whisky? On boit avec des fromages en apéro, avec du chocolat au dessert, en même temps qu’un bon saumon fumé ou une viande rouge ? Pourquoi pas!   Prenez un produit que vous appréciez ou une nouveauté et profitez du moment. Rien de complexe ici.

Mais je veux vous amener vers une autre façon d’apprécier et découvrir le produit que vous avez en main et apprendre à en connaître toutes les facettes.

Comment le déguster : les 8 points importants à retenir.

  1. Environnement neutre : limiter les stimulations des sens (odeur, vues, goûter).
    • Un endroit tranquille ou du moins où vous pouvez vous concentrer sur les sensations de votre nez et de votre bouche. Limitez les odeurs parasites excessives (repas en préparation, produits nettoyants, odeurs corporelles).
  2. Palais et nez neutres :
    • Faites la dégustation avant le repas ou quelques heures après, quand vous avez de la salive, que votre bouche ne contient pas trop de goûts parasites et que vos papilles sont en éveil. Ayez de l’eau avec vous pour vous rincer la bouche entre les différents whisky.
  3. Expérimenter !  Amusez-vous avec votre whisky en utilisant :

Le temps : un whisky qu’on vient de verser ne goûte pas la même chose qu’un whisky qui est dans votre verre (et votre main) depuis 30 ou 60 minutes : il s’est réchauffé et aéré.

L’eau : l’ajout de quelques gouttes d’eau va changer votre whisky (nous en reparlerons). Essayez-le sans eau, puis avec quelques gouttes. Et ajoutez quelques gouttes encore. Vous le verrez évoluer de façon positive ou négative.

La glace? Non. En mode dégustation on ne met pas de glace. Ça « gèle » le whisky et élimine les goûts qu’on veut découvrir en plus de le noyer au fur et à mesure que la glace fond.

Différents verres : dans un Glencairn, spécialement conçu pour la dégustation de scotch whisky, le liquide sera différent que dans un tumbler. Essayez un verre à vin. Voyez les différences.

4. Faites des comparaisons :

Il est plus facile pour plusieurs de déceler des différences que d’identifier des goûts précis. Versez 2 ou 3 produits différents et prenez le temps de tous les sentir et d’y revenir plusieurs fois en alternance AVANT d’y goûter. Leurs principales différences vous « sauteront au nez ». (On reparlera de la bonne façon de sentir un whisky dans un prochain texte, ce n’est pas comme du vin.)

5. Prenez votre temps :

Dégustez en comparaison 3 whisky différents est un plaisir qui prend du temps. On laisse les produits évoluer dans les verres, on sent, on prend des notes et on recommence. Un jour, il est possible que votre whisky vous amène autant de plaisir au nez qu’en bouche.

6. Apprenez-en plus sur ce que vous êtes en train de goûter :

Ça ajoute beaucoup à l’expérience et au plaisir de dégustation de savoir qui a fait ce produit, pourquoi, en quelle année, comment il s’intègre à la gamme de la distillerie, ce qu’il contient et comment il est vieilli. Connaître l’histoire de la distillerie, ses racines et ses influences, sa localisation géographique et son environnement vous permettra d’apprécier davantage le produit final.

7. Prenez des notes et aidez-vous d’une roue des saveurs :

Votre palais va évoluer avec le temps. Vos points de comparaisons vont augmenter et la prise de note se fera de plus en plus facile. Donnez-vous du temps. Au départ, utilisez une roue de saveurs du whisky pour découvrir les grandes lignes de ce que vous goûtez. Au pire, indiquez seulement : agréable, fleurs, fumée, sel. Pas besoin de décrire comme les pros avec des images et des goûts très précis. Gardez pour plus tard le : fumée de pneus Bridgestone 315-70r19 usés 2 hivers, mangue Autulfo séchée au soleil sur la plage du Costa-Rica, ananas du Costco cueillis par temps frais par un Mexicain de 44 ans chauve.

8. Amusez-vous! C’est un plaisir et une chance de pouvoir découvrir les whisky. Alors SVP, ne vous prenez pas trop au sérieux et bonne dégustation !!!

Vous avez des questions ? N’hésitez pas à venir faire un tour sur la page Facebook Passion Whisky Québec.

De belles surprises et des événements se préparent pour vous. Restez branché : par la page Facebook de Passion Whisky Québec https://www.facebook.com/passionwhiskyquebec/ ou par le newsletter (inscription ici : http://eepurl.com/b5t-55). Et bien sûr par les communications de ALFRED (Facebook, newsletter).

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Cette semaine je vous propose donc un autre whisky de l’île de Islay, pour rester dans le thème proposé par la dégustation. Cette petite île voit la première mention d’une distillerie en 1779 : c’est Bowmore. À l’opposé, la plus jeune des distilleries est Kilchoman, ouverte en 2005. C’est une petite distillerie qui produit et prépare elle-même sur place environ 1/3 de l’orge dont elle a besoin. Utilisant des vieilles méthodes de production, elle fait des whisky se démarquant par la richesse de leurs goûts. Elle fait sa place parmi les grandes distilleries avec des whisky vraiment savoureux.

Le Kilchoman Loch Gorm (nommé d’après le lac Gorm, situé tout près de la distillerie) est un produit vieilli en fût de sherry, riche en goût de fruits rouges (cerises, mûres, fruits confits) et ayant une bonne présence de fumée de tourbe. J’adore! Il en reste quelques bouteilles en ligne et en succursale de la SAQ, faites vite.

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/scotch-single-malt/kilchoman-loch-gorm-islay-single-malt-scotch/13026082

 

Ma deuxième suggestion est le whisky de James Bond lui-même : The Macallan. Une bouteille de 1962 est bien en évidence dans Skyfall et James boit du 18 ans dans Spectre. Je vous suggère le 12 ans double cask, vieilli pour une partie en fût de chêne américain et pour une autre partie, en fût de chêne européen. Il est de retour après avoir déserté les tablettes au Canada pendant quelques années. La compagnie poussait sur la mise en marché de ses produits sans mention d’âge, mais la clientèle réclamait le contraire. Ce 12 ans est un beau retour. Le sherry amène des goûts de fruits rouges, un peu de vanille, de miel et quelques épices du bois. Il aurait pu bénéficier d’un taux d’alcool un peu plus élevé, mais il reste équilibré et très accessible. Un beau produit agréable… à prendre entre 2 missions en compagnie d’une espionne russe.

https://www.saq.com/page/fr/saqcom/scotch-single-malt/the-macallan-double-cask-12-ans/13188989

 

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